Notes de lecture

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La Chronique des Bridgerton

Série créée par Chris Van Dusen et Shonda Rhimes

avril 2021

on sent une volonté de passer deux messages, l’un à propos des femmes, l’autre à propos de la représentation des personnes de couleur.

1813, la Régence anglaise, les salles de bal de Mayfair, les palais de Park Lane, la présentation des jeunes filles de la bonne société au monde – la chasse au mari, comme l’explique sans détour une narratrice omnisciente (Julie Andrews). Un petit côté Jane Austen qui aurait lu Bourdieu et la French Theory, puis, après avoir vu Gossip Girl, rabattu ses ambitions sur celles de la collection Harlequin.

Après bien des réticences, le duc de Hastings (Regé-Jean Page) épouse la débutante la plus brillante de la Cour, Daphné (Phoebe Dynevor), non sans l’avoir avertie qu’il ne peut avoir d’enfants. Préjugés et scandales succèdent aux scènes d’amour, assez dénudées mais joliment éclairées. La vie de ce couple est intimement intriquée dans celle de la famille de la jeune mariée, dotée d’une fratrie de sept autres Bridgerton.

La série, agréable à voir, joue sur plusieurs tableaux : d’un côté, elle est formatée pour plaire au public le plus large, avec ses costumes somptueux, ses décors tournés à Bath, si cher à Jane Austen ; elle ne se prive pas des codes de la romance plus ou moins mélodramatique, avec ses rebondissements liés aux amour

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Netflix, 2020

Carole Desbarats

Pour avoir accompagné plusieurs générations d'étudiants à la Femis, Carole Desbarats s'intéresse à tous les aspects du cinéma, de son économie à son esthétique. Elle s'interroge aussi sur les responsabilités de la transmission, dans l'école et en dehors de l'école, notamment à travers l'association "Les Enfants du cinéma". Voir et comprendre le cinéma, ce n'est pas pour elle un exercice de…

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Les difficultés rencontrées pendant la gestion de l’épidémie de Covid-19 ont remis en lumière le rapport paradoxal que la France entretient avec son État. Parce qu’il est censé décider de tout, il est le recours vers lequel tous se tournent en situation de crise, en même temps qu’il concentre l’essentiel des critiques. Au-delà de la crise sanitaire, la question d’un juste partage des responsabilités entre l’État et d’autres acteurs - les collectivités territoriales, les citoyens, les syndicats ou les entreprises- pour construire un horizon d’action commun se pose. Alors même que la pandémie marque le retour en grâce de l’action publique, comment changer concrètement la figure de l’État pour apaiser sa relation avec la société et lui permettre de répondre aux aspirations contemporaines en matière d’écologie et de justice sociale ? C’est à cette question que s’attache ce dossier, coordonné par Lucile Schmid.