Notes de lecture

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La Cathédrale incendiée de Thomas W. Gaehtgens

juin 2019

L’Ange de la cathédrale de Reims n’a pas toujours eu le sourire doux et serein que nous lui connaissons. Décapité par une poutre en flammes, il fut défiguré dans sa chute en septembre 1914, au tout début de la Grande Guerre. Comment cette «gueule cassée», réduite en une vingtaine de morceaux, est-elle devenue une icône de l’art gothique ? Quand et pourquoi l’Ange a-t-il été restauré ? Avec La Cathédrale incendiée, l’historien allemand Thomas ­W. ­Gaehtgens reconstitue un épisode quelque peu oublié, scruté dans la confusion de son déroulé, dans son contexte de guerre mondiale, mais aussi dans la polémique inattendue qui s’ensuit et dont les effets se prolongent jusqu’à aujourd’hui sur les relations franco-allemandes. À partir d’une étude de cas, ce travail décortique aussi la construction de la mémoire des œuvres, dont la dimension collective est aussi déterminante qu’en renouvellement constant.

Les tirs allemands sur la cathédrale rémoise surviennent entre le 4 et le 19 septembre 1914. En dépit d’une documentation d’époque pléthorique, des incertitudes demeurent sur les circonstances e

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
Gallimard, Trad. par Danièle Cohn, 2018
336 p. 29 €

Hélène Mugnier

Hélène Mugnier est historienne de l’art de formation. Elle est diplômée de l’école du Louvre, et conférencière du ministère de la Culture. Pionnière du management par l’art, elle a créé et dirigé pendant quatre ans l’agence de communication par l’art, Artissimo. Depuis 2005, elle est consultante en profession libérale avec son cabinet de conseil auprès des entreprises, HCM Art & Management.…

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Dans un dossier sur « Le soulèvement algérien », coordonné par Hamit Bozarslan et Lucile Schmid, Esprit salue un mouvement non violent de revendication démocratique qui vise à en terminer avec un régime autoritaire et corrompu. Le souci de dignité permet aux Algériens de renouer avec leur conscience historique. À lire aussi dans ce numéro : un entretien avec Karol Modzelewski, un hommage à Pierre Hassner et une philosophie de l’événement.