Notes de lecture

Dans le même numéro

Nos années brûlantes d'Acacia Condès

janv./févr. 2020

En mai 1968, les étudiants chrétiens ont participé aux événements, mais n’ont pas fait partie de la frange la plus gauchiste, celle des dirigeants du mouvement. Un seul nom remonte cependant régulièrement à la surface, et il est lié à la facette dramatique, voire tragique, de Mai 68 : c’est celui de Nicolas Boulte. Étudiant à ­l’Institut catholique de Paris, il avait été, en 1965, président de l’éphémère Jeunesse universitaire chrétienne (Juc), ­dissidence de gauche de la Jeunesse étudiante chrétienne (Jec). Il est présent le 22 mars à l’université de Nanterre, lors de la création du mouvement antiautoritaire et libertaire du même nom, souvent considéré comme le prodrome immédiat de Mai. Il est alors secrétaire du Comité Vietnam national. Après 1968, il rejoindra la Gauche prolétarienne (GP, maoïste), avant d’être « établi » chez Renault, qui le licencie en 1972 après l’assassinat de Pierre Overney. À la suite de ses critiques contre la direction de la GP, il est, durant une nuit entière, traduit devant un tribunal « révolutionnaire » et « tabass&

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L’Harmattan, 2019
194 p. 18,5 €

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L'universel est à nouveau en débat : attaqué par les uns parce qu'il ne serait que le masque d'une prétention hégémonique de l'Occident, il est défendu avec la dernière intransigeance par les autres, au risque d'ignorer la pluralité des histoires et des expériences. Ce dossier, coordonné par Anne Dujin et Anne Lafont, fait le pari que les transformations de l'universel pourront fonder un consensus durable : elles témoignent en effet de l'émergence de nouvelles voix, notamment dans la création artistique et les mondes noirs, qui ne renoncent ni au particulier ni à l'universel. À lire aussi dans ce numéro : la citoyenneté européenne, les capacités d'agir à l'ère numérique, ainsi que les tourmentes laïques, religieuses, écologiques et politiques.