Notes de lecture

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Atlas de l’anthropocène

En 2009, une équipe de chercheurs, emmenée par Johan Rockström et Will Steffen, identifiait plusieurs limites planétaires à ne pas franchir sous peine de perturber gravement et durablement les équilibres de la planète. Elles touchaient au climat, à la biodiversité, aux cycles de l’azote et du phosphore, à la déforestation, à l’eau douce, à la couche atmosphérique (concentration de particules fines). En 2015, une limite fut ajoutée concernant la diffusion d’entités nouvelles dans l’environnement, comme les molécules de synthèse et les nanoparticules. Actuellement, les trois premières limites sont considérées comme atteintes. Si elles le sont et si d’autres menacent de l’être prochainement, c’est aux effets des activités humaines qu’elles le doivent. Ce franchissement signale la rupture d’un équilibre fondamental entre la planète et les hommes et les femmes qui l’habitent : l’anthropocène. Ce fut assurément un coup de maître lorsque, en 2000, ce néologisme vint à l’esprit du météorologue néerlandais Paul J. Crutzen, accompagné du biologiste américain Eugene F. Stoermer. Alors que l’holocène se caractérise par des millénaires d

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Eugène Berg

Eugène Berg est essayiste, enseignant et ancien diplomate français, spécialiste de la Russie et du Pacifique. Il est l’auteur de La Russie pour les Nuls (Éditions First, 2016) et À la recherche de l’ordre mondial (Éditions Apopsix, 2018).

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Là où nos sociétés connaissent des tensions, là aussi travaille le langage. Le dossier d’Esprit (décembre 2019), coordonné par Anne Dujin, se met à son écoute, pour entendre l’écho de nos angoisses, de nos espoirs et de nos désirs. À lire aussi dans ce numéro : les déçus du Califat, 1989 ou le sens de l’histoire et un entretien avec Sylvain Tesson.