Notes de lecture

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Enfin le royaume. Quatrains de François Cheng

mai 2020

La poésie de François Cheng inspire un humble émerveillement et une espérance profonde, qui s’enracine dans la contemplation du vivant qui ne meurt pas. Il y a à la source de cette vision la synthèse de ses deux cultures, orientale et occidentale, celle d’Asie et celle d’Assise[1], le taoïsme et le bouddhisme d’une part, le christianisme d’autre part. L’univers fonctionne pour le poète sur un principe de complémentarité où l’un implique l’autre, où rien ne se détruit : «Que par le long fleuve on aille à la mer!/ Que par le nuage-pluie on retourne à la source!» L’une de ses figures récurrentes est ainsi le chiasme, comme la juxtaposition des contraires dont la synthèse aboutit à la voie du milieu : «Une brume outremer unit humain-divin sol-ciel.» Et puis, il y a ce présent vers lequel tend François Cheng et qui n’est autre que l’éternité ici et maintenant ; «apogée de l’été» où maintenant et toujours ne font qu’un. Voilà le poète qui se t

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
Gallimard, 2019
224 p. 7,5 €

Samuel Bidaud

Docteur en sciences du langage, Samuel Bidaud est chercheur postdoctoral à l'Université Palacky d'Olomouc (République tchèque) au département d'études romanes.

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Ce dossier spécial décrit l’expérience de vulnérabilité commune suscitée par l’épidémie, interroge les règles de l’exception qui lui répond et explore les différents imaginaires qu’il sollicite. À lire aussi dans ce numéro : les pressions chinoises sur la recherche, les discours de haine en ligne et un entretien avec Emma Lavigne sur le Palais de Tokyo.


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