Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !

Flux d'actualités

L’iEsthétique. Nouveaux dandys, nouveaux rituels

septembre 2013

#Divers

En 1950, le sociologue américain David Riesman publiait La foule solitaire[1], sans se douter peut-être que l’évolution de la consommation culturelle et le progrès technique rendraient le titre qu’il avait choisi encore plus actuel un demi-siècle plus tard. Il suffit en effet de fréquenter les grandes villes pour y voir désormais quantité de personnes en quelque sorte retranchées les unes des autres par les écouteurs ou les casques qu’elles portent. Ces flots de passants écoutant de la musique « seuls ensemble » constituent l’un des signes qui dénotent l’existence d’un phénomène que nous proposons d’appeler l’iEsthétique, par allusion aux machines et aux programmes informatiques qui, entres autres caractéristiques, en représentent bien l’essence - sans toutefois en faire le tour. Car l’iEsthétique est avant tout une façon de se comporter face aux œuvres d’art, qui s’appuie à la fois sur le progrès technique, le déclin des frontières strictes entre les différentes formes d’art et les habitudes dominantes de commerce personnel avec les œuvres.

 

L’iEsthétique est née avec le baladeur ; la délocalisation permanente de l’écoute musicale demeure même l’une de ses manifestations les plus évidentes, et l’une des plus critiquées aussi. On dénigre en effet volontiers la sorte d’isolement que produit son usage. On en vient même à brandi

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !