"Le Poirier sauvage" de Nuri Bilge Ceylan © Nuri Bilge Ceylan films
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La foi du puisatier. A propos du Poirier sauvage de Nuri Bilge Ceylan et de Burning de Lee Chang-dong

septembre 2018

#Divers

Les deux films les plus inspirants de la rentrée adaptent un scénario philosophique bien connu, celui de la crise sceptique.

Les deux films les plus inspirants de la rentrée sont des bildungsfilm et des réflexions sur la création artistique qui passent par l’identification de leur auteur à un protagoniste apprenti romancier. Autoportrait de l’artiste (Nuri Bilge Ceylan, Lee Chang-dong) en jeune homme. Leurs héros nous sont présentés à un moment clé de leur existence : à la fin de leurs études littéraires, alors que leurs premiers romans sont encore en gestation. Moment où prime l’expérience du monde, la formation du regard qui fera l’artiste. Peut-être cette focalisation est-elle la clé de l’atmosphère contemplative et abstraite qui plane sur ces films splendides. Tous deux présentés en compétition à Cannes, tous deux injustement ignorés du jury. Par-delà la ressemblance des trajectoires narratives, un détail de mise en scène établit une correspondante souterraine entre ces deux films : ils reposent sur un questionnement explicite du cinéaste sur la foi que l’on peut/doit accorder à ce que nos sens nous rapportent et, en particulier, à ce que l’on voit. Ils empruntent des voies parallèles pour déployer cette interrogation, tout en faisant reposer leur tour scénaristique sur le statut d’un puits ; existant

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