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De Blair à Brown : la rupture tranquille

août/sept. 2007

Tony Blair a donc fini par partir, un peu plus de dix ans après avoir mené les travaillistes britanniques au pouvoir au printemps 1997. Ce triomphe mettait fin à dix-huit ans de gouvernement conservateur, et inaugurait un cycle travailliste de victoires électorales (trois à ce jour). L’heure est aux bilans, ainsi qu’à la transition : Gordon Brown, le tout-puissant Chancelier de l’Échiquier qui attend son tour depuis dix ans, prend en main le pays. On ne peut s’interroger sur l’avenir du gouvernement Brown que si l’on se pose la question du bilan de dix années de gouvernement Blair.

Rupture ou transition ?

Le suspense a pris fin. Depuis de nombreux mois, depuis de nombreuses années, Brown attend son heure pour déménager du 11, Downing Street (résidence du Chancelier de l’Échiquier) au numéro 10 de la même rue (résidence du Premier ministre). Les relations extrêmement tendues entre les deux hommes, et plus encore peut-être, entre les deux entourages, animaient et empoisonnaient la vie politique britannique. À présent, le couple qui a gouverné le pays pendant dix ans est réduit à Brown : celui-ci ne peut plus s’abriter derrière Blair. Son intronisation comme chef de gouvernement a été

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