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Gordon Brown : l'Etat de grâce ou comment s'en débarrasser

novembre 2007

La une de l’hebdomadaire satirique Private Eye résumait parfaitement les hésitations malencontreuses de Gordon Brown au sujet de la tenue éventuelle d’élections anticipées : “Yes it’s No.” Après avoir entretenu pendant plus d’un mois et demi la rumeur de la possible convocation d’élections législatives, de façon à profiter de l’état de grâce et obtenir un mandat du peuple sur son nom, Gordon Brown a hésité, puis reculé devant le regain de santé des conservateurs. Cette péripétie serait sans grande conséquence si elle ne révélait l’impression de grande confusion qui semble régner à la tête de l’État en cet automne 2007. Mais comment en est-on arrivé là ?

Un été difficile bien surmonté

Pourtant tout avait bien commencé : la passation des pouvoirs entre Blair et Brown s’était faite sans difficulté aucune ; Brown avait nommé un gouvernement qui faisait la part belle aux jeunes du parti travailliste, conservait un soupçon d’expérience en la personne par exemple de Jack Straw, intégrait à des postes majeurs des proches de Tony Blair, tout en incarnant le changement. L’été s’avéra difficile, avec une succession de crises, toutes extrêmement bien cont

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