Dans le même numéro

Introduction. L’État pris à contre-pied

décembre 2008

#Divers

Après avoir été mis à contribution pour rétablir la confiance sur les marchés, les États sont maintenant appelés à initier de vastes programmes de relance pour soutenir la croissance. Mais cette double intervention de l’État dans l’économie traduit-elle un retour au keynésianisme, dessine-t-elle les contours d’un nouveau mode d’action des pouvoirs publics ou va-t-elle amplifier des évolutions déjà en cours dans la construction de nouveaux outils de gouvernement ?

À l’échelle internationale, la crise a donné lieu le 14 novembre à la réunion du G20. Signe d’un élargissement (au-delà du traditionnel G7 des pays les plus développés) de la concertation économique internationale, cette rencontre entérine l’importance économique des pays émergents et tourne définitivement la page de la période d’après-1945 où Américains et Européens pouvaient seuls, ou à peu près, se partager les décisions de régulation internationale. La crise financière ne signifie pas la fin de la mondialisation, elle nous plonge au contraire dans sa pleine dimension, qui signifie aussi un nouveau partage des rôles, où les pays émergents vont désormais prendre leur part entière.

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Marc-Olivier Padis

Directeur de la rédaction d'Esprit de 2013 à 2016, après avoir été successivement secrétaire de rédaction (1993-1999) puis rédacteur en chef de la revue (2000-2013). Ses études de Lettres l'ont rapidement conduit à s'intéresser au rapport des écrivains français au journalisme politique, en particulier pendant la Révolution française. La réflexion sur l'écriture et la prise de parole publique, sur…

Dans le même numéro

L'Etat français et les nouveaux outils de gouvernement
Les missions de service public et le choix de la concurrence
Quel est l'avenir de la fonction publique ?
La vis sans fin de la réforme