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Le paradoxe de la folie, entre absence et omniprésence

par

Esprit

juillet 2010

#Divers

L’acteur législatif s’est récemment prononcé sur les conditions d’exercice du métier de psychothérapeute. Désormais, un temps de formation et des garanties juridiques seront exigés de la part de ceux qui prétendent recevoir des patients en psychothérapie à l’exception des seuls médecins psychiatres.

Certains en ont conclu, non sans rappeler les travaux de Michel Foucault sur le pouvoir médical, que cette faveur traduisait une recrudescence de la volonté de médicaliser la folie. Ce qui est discutable dans la mesure où le plus frappant est l’absence quasi totale d’un débat sur la folie dans notre société. Comme si celle-ci, au-delà des droits et de l’approche disciplinaire, était absente, hors présence, hors jeu, refoulée…

Les années de l’antipsychiatrie, les années Laing, les pratiques de rue dans les villes italiennes, le rôle de La Borde ou d’autres institutions légendaires sont oubliés et passés littéralement à la trappe. La folie ne donne plus guère à penser et les lits pour malades mentaux sont démesurément réduits alors même que les sciences cognitives ont pris le dessus au sein des facultés de médecine en charge de la formation des

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