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La psychiatrie biologique : une bulle spéculative ?

novembre 2011

Ces dernières années, la psychiatrie biologique a pris un grand ascendant sur le traitement des troubles mentaux ; or, après des années d’annonces prometteuses, le bilan apparaît limité et discutable. Un retour s’impose donc sur la biologisation de la santé mentale, non seulement du côté de la prise en charge des patients mais aussi en ce qui concerne les critiques qui avaient été formulées à l’encontre des autres méthodes psychiatriques.

Le discours de la psychiatrie biologique affirme que tous les troubles mentaux peuvent et doivent être compris comme des maladies du cerveau. Il y a bien évidemment des cas où des symptômes d’apparence psychiatrique ont des causes cérébrales identifiables et traitables. Par exemple, une tumeur hypophysaire peut entraîner les symptômes d’une dépression bipolaire. Les progrès de la neurobiologie, de l’imagerie cérébrale et de la neurochirurgie permettent de traiter ces cas qui semblaient relever de la psychiatrie et apparaissent maintenant relever de la neurologie. Peut-on en déduire que, dans un futur proche, tous les troubles psychiatriques pourront être décrits en termes neurologiques puis soignés sur les bases de ces nouvelles connaissances ?

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