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Les Européens répondent-ils à la crise par la mobilité ?

mai 2015

#Divers

Il serait naturel de penser que la crise a fait progresser la mobilité en Europe, des pays les plus durement touchés vers ceux qui en ont moins souffert. Or la mobilité au sein de la zone euro reste faible malgré l’aggravation des inégalités entre Européens et les divergences économiques accentuées par la crise.

Pour répondre à la crise durable qu’ils traversent, les Européens peuvent se déplacer et aller tenter leur chance ailleurs. Depuis 2008, beaucoup ont profité de leur droit acquis de citoyen européen d’aller et venir sur tout le territoire de l’Union. Certains, frappés par le chômage, ont décidé de quitter leur pays. D’autres, qui s’étaient expatriés, ont dû rentrer chez eux. Cette mobilité des travailleurs est souhaitable si elle permet un rééquilibrage entre les pays en récession et ceux qui connaissent un meilleur sort, le tout assurant la solidité de l’économie européenne et même la convergence des États membres. On s’attendrait dès lors à observer, à travers la crise, à la fois une hausse sensible des flux migratoires à l’intérieur de l’Europe et une géographie des mobilités montrant le passage des travailleurs des pays en crise vers des pays à faible taux de chômage. Or de manière surprenante, l’étude des migrations

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