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Uber et les taxis : qui doit s'adapter ?

août/sept. 2015

#Divers

La question numérique reste une inconnue pour les politiques et les décideurs. En témoigne le néologisme « ubérisation », qui est censé résumer le nouveau défi lancé à nos économies. On pointe ainsi du doigt une entreprise au lieu d’essayer de décrire un phénomène qu’on ne comprend pas. On cherche à mettre un mot sur un changement de paradigme économique qu’on refuse d’étudier alors qu’il produit ses effets depuis plus d’une trentaine d’années. On dramatise une situation pour éviter de l’analyser.

Où va l’économie du partage ?

On voit ainsi se mettre en place, à l’occasion du conflit entre les taxis et la société Uber en France, une stratégie visant à tirer argument des résistances au numérique pour provoquer des transformations sociales qui relèvent plus des recettes traditionnelles de dérégulation libérale que du soutien à l’innovation. Certains proposent par exemple de réformer l’Éducation nationale pour favoriser les Moocs, ou la protection sociale pour favoriser le volet commerçant de l’économie du partage. Le danger est de lâcher la proie pour l’ombre en croyant favoriser des solutions prétendument innovantes parce que numériques, tout en abandonnan

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