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Religion et politique

février 2011

#Divers

Je voudrais apporter quelques nuances à la polarité sur laquelle tout regard aujourd’hui se focalise, celle qui distancie la « grande séparation » de la « consubstantialité1 » entre politique et religion, la première parfaitement représentée par l’Occident, l’autre, commune aux traditions historiques, venant à être polémiquement actualisée par l’islam.

Sans aller jusqu’à cautionner le chic du radicalisme qui le caractérise, je ne peux occulter la part du vrai qui se pense dans l’œuvre de Giorgio Agamben même si je ne le suivrai pas lorsqu’il cède au snobisme de l’extrême qui le conduit à accabler le système auquel l’organisation politique occidentale a abouti. Car pour nous la démocratie, en ses manques et manquements, en ses insuffisances et carences, en ses incohérences et dérives, demeure la seule visée atteignable par notre raison pratique. Et pour en restaurer les virtualités et révéler que nous ne la recevons pas telle qu’elle se présente, disons, avec Jacques Derrida, qu’elle est toujours à venir.

Cependant, la rémanence théologique pointée par Agamben dans son polyp

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