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Les pouvoirs d’exception à l’âge du terrorisme

août/sept. 2006

Professeur de droit et de sciences politiques aux États-Unis, l’auteur propose ici un dispositif particulier, pensé pour son pays mais transposable ailleurs, permettant d’éviter de conférer sous le coup d’une attaque terroriste des pouvoirs spéciaux sans contrôle au chef de l’exécutif. Comment autoriser le gouvernement à réagir dans l’urgence sans signer un blanc-seing risquant de dériver vers un état d’exception sans contrôle ?

Les dernières attaques terroristes ont semé la panique. Les prochaines auront le même effet. Les récents attentats perpétrés aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Espagne ne sont rien comparés aux ravages que causeraient une bombe A dissimulée dans une simple valise ou une épidémie d’anthrax. La prochaine grande attaque terroriste pourrait bien faire des dizaines de milliers de victimes, éclipsant les souffrances de ceux qui ont perdu famille et amis lors des précédents attentats. Les bouleversements politiques qui suivraient favoriseraient l’instauration d’une législation répressive d’une sévérité encore inégalée, même dans le Patriot Act américain ou le Prevention of Terrorism Act britannique.

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