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La participation des invisibles

octobre 2012

#Divers

De nombreux dispositifs d’aide sociale ne parviennent plus à toucher leur public, alors que, d’évidence, les besoins sont nombreux. Pour corriger la construction de telles politiques publiques qui se révèlent déphasées, il faut associer en amont ceux qui en seront les destinataires. Un processus de participation prometteur mais plein de chausse-trappes.

La double campagne électorale de l’année 2012 aura été marquée par la crise économique, avec son cortège de chiffres (stagnation du Pib, déficit des comptes publics, endettement) et d’expertises qui les accompagnent, pour les expliquer comme pour tenter de conjurer le sort. Par contraste, les conséquences sociales de cette crise économique auront été étrangement en retrait. Il faut dire qu’à l’exception du nombre de demandeurs d’emploi – indicateur charnière entre l’économique et le social – on ne dispose dans le domaine social que de chiffres partiels et fort tardifs. La dernière mesure du taux de pauvreté (13,5 % de la population) date de 2009. Le dernier pointage officiel du nombre de bénéficiaires de minima sociaux (3,6 millions de personnes, sans compter les ayants droit) remonte à 2010. Quant au détail et à l’évolution des personnes concernées, on chercherait en vain des données r

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