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Revenu de solidarité active : quelle nouvelle donne sociale ?

mars/avril 2010

#Divers

Le Rsa préparé par Martin Hirsch est une réforme emblématique de l’« ouverture à gauche » du gouvernement. Mais que disent les premières évaluations de ce programme ? Sa principale justification est d’inciter les chômeurs à reprendre un emploi, ce qui peut être utile en temps de reprise mais apparaît hors sujet dans le contexte actuel de forte montée du chômage. Du coup, l’accent mis sur la responsabilité individuelle apparaît aussi décalé, surtout si le suivi individuel qui doit favoriser l’insertion n’est pas au rendez-vous.

Vingt ans après la naissance du revenu minimum d’insertion (Rmi), le revenu de solidarité active (Rsa) se veut une nouvelle étape dans la prise en charge des personnes en difficulté d’insertion. Garantissant à la fois une allocation de subsistance et la possibilité de cumuler revenus du travail et revenus de la solidarité publique, il doit permettre à la fois une réduction de la pauvreté et une incitation au retour à l’emploi. Mais la profonde remise en cause qu’il induit quant à la qualité du suivi des bénéficiaires constitue une menace de régression sociale.

Bénéficiaires de minima sociaux et travailleurs pauvres

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