Dans le même numéro

De quel «legs colonial» parle-t-on?

décembre 2006

#Divers

Polémiques à répétition, pétitions, propositions de loi : quarante ans après les indépendances, la colonisation est redevenue un objet de controverses publiques. Pour s’y retrouver, on doit inventorier les continuités entre le passé colonial et le présent afin de mieux comprendre ce qui, dans les relations entre anciennes puissances impériales et colonisés, reste marqué, ou non, par le poids du passé.

Les anciennes puissances coloniales sont régulièrement confrontées au surgissement du passé dans leurs rapports avec leurs possessions d’antan. Les crises diplomatiques entre le Zimbabwe et le Royaume-Uni ou entre la Côte d’Ivoire et la France, la polémique entre Paris et Alger sur l’œuvre coloniale, l’invocation des atrocités de la conquête par le colonel Kadhafi pour obtenir de l’Italie le financement de l’autoroute Tripoli-Benghazi sont des illustrations, parmi beaucoup d’autres, de ce constat. Le Japon – puissance coloniale méconnue – n’échappe pas à la règle, dont les crimes pendant la Seconde Guerre mondiale et l’expansion territoriale à partir de la fin du xixe siècle continuent d’obérer ses relations avec la Corée du Sud et la Chine. En Bolivie, le président Evo Morales, tout à sa nationalisatio

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !