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L'avenir de la guerre

août/sept. 2014

#Divers

La guerre est sortie de l’esprit européen. Dans les faits, elle recule, mais de nombreux facteurs de conflits demeurent et la guerre s’adapte à l’évolution des techniques (numérisation, nanotechnologies) comme à celle des manières de penser (faire des guerres sans victimes, à distance) ; l’Europe ne peut faire comme si les conflits violents appartenaient définitivement au passé.

La France se passionne pour la guerre. Pas celle qui menace aux marches orientales de l’Europe, mais celle de 1914-1918. Les commémorations du centenaire connaissent un succès éloquent et un peu paradoxal, quelques années après la mort des derniers « poilus ». Le champ culturel et médiatique, déjà largement ouvert à l’épopée de la Résistance, pierre angulaire de la légende nationale, est, plus que jamais, occupé par les armées en campagne1. L’Europe occidentale n’a pourtant pas connu de conflit armé sur son territoire depuis près de soixante-dix ans et l’idée se répand dans les esprits que cette trêve, unique dans le cours de l’histoire, serait acquise à jamais. Aussi, la célébration des victimes et des héros de ces affrontements meurtriers apparaît-elle comme une forme d’exorcisme, un ultime hommage re

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