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Chanter les martyrs en Chine et à Taïwan

octobre 2017

#Divers

Les guerres mondiales, la Shoah, les génocides et les totalitarismes du xxe siècle ont engendré une mémoire traumatique. Dès lors, comment lutter contre le tragique et le ressentiment, l’aphasie ou la logorrhée, le refoulement ou la mémoire intempestive charriés par ces moments de barbarie ? La capacité à trouver une forme adéquate est l’une des voies les plus puissantes, mais aussi les plus périlleuses, pour tenter d’appréhender des événements qui dépassent l’entendement. L’histoire violente de la Chine et de Taïwan au siècle dernier a contraint écrivains et cinéastes à lutter non seulement contre la difficile mise en forme de leur expérience du totalitarisme, mais aussi contre la censure et les versions imposées de l’histoire. Lorsque s’amorce enfin une libération de la parole et des arts, on assiste à des expérimentations esthétiques qui interrogent la place du sujet dans l’histoire, la portée du témoignage, les possibilités de la narration, les pouvoirs de la fiction.

Entre délire verbal et mutisme

Il semble que seuls le récit et la mise en forme1 – aussi imparfaits, aussi lacunaires soient-ils – off

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