Dans le même numéro

Que faire des discours de haine en démocratie ? Introduction

octobre 2015

#Divers

Le massacre perpétré le 7 janvier 2015 contre la rédaction du journal Charlie Hebdo a ravivé les débats sur les limites de la liberté d’expression en démocratie. Aux manifestations de masse célébrant la liberté de la presse – et rendant hommage aux victimes de janvier : journalistes et caricaturistes, mais aussi policiers et citoyens juifs – ont succédé les controverses. La présence lors de la marche du 11 janvier de chefs d’État qui restreignent violemment la parole publique dans leur pays et les nombreuses condamnations prononcées par les tribunaux français pour apologie du terrorisme au lendemain des attaques, visant parfois des propos prononcés par des adolescents ou des personnes en état d’ivresse, ont fait naître le soupçon d’une défense incohérente, sinon hypocrite, de la liberté d’expression. Au-delà des instrumentalisations cyniques et des réactions excessives, des désaccords et des hésitations sincères se sont fait entendre, qui viennent compliquer la vision irénique d’un accord parfait entre démocratie et liberté d’expression. La liberté d’expression connaît nécessairement des limites en démocratie, fixées par les autres libertés et par les intérêts sociaux que le droit doit également protéger. Mais quelles sont-elles ? Peut-on les définir sans se rendre coupable d’arbitraire, voire d’injusti

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !