Collège de France
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L'émotion souveraine. Entretien avec Patrick Boucheron

mars/avril 2016

Il y a une histoire politique des émotions : la colère, qui était l’apanage des grands, est dévolue au peuple dans les démocraties modernes. Mais la littérature et les sciences de l’homme se doivent de demander aux colères leurs raisons.

Historien des passions et du pouvoir, Patrick Boucheron n’a jamais séparé son travail de chercheur de la réflexion sur le statut politique de l’histoire. Spécialiste de l’Italie au Moyen-Âge et à la Renaissance, défenseur de l’« histoire du monde », il s’est interrogé sur le rôle des affects dans les représentations du pouvoir. À qui mieux qu’à Patrick Boucheron pouvions-nous demander ce qu’il en est de l’histoire politique de la colère et de sa signification actuelle ?

Esprit – Vos travaux sur le « bon gouvernement » vous ont amené à explorer le champ des affects politiques, en particulier celui de la peur1. D’autres médiévistes s’intéressent aujourd’hui au statut des émotions dans l’histoire. En quoi ces recherch

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