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Introduction. Quelle stratégie contre le terrorisme ?

octobre 2007

L’opinion publique française a tendance à se tenir à l’écart des débats stratégiques en matière de lutte contre le terrorisme qui ont traversé l’Europe et les États-Unis depuis le 11 septembre 2001. À la fois parce que la France a élaboré sa propre stratégie, judiciaire, dès 1986 lorsqu’elle fut touchée, la première en Europe, par un terrorisme mêlant d’une manière nouvelle ressentiments locaux et référence à un islamisme international déterritorialisé. Et surtout parce qu’elle s’est opposée à l’invasion américaine en Irak. Bien qu’elle ait appuyé avec des troupes de commandos l’action de l’armée américaine contre les talibans en Afghanistan, elle a donc été moins directement concernée par la « guerre asymétrique » qui préoccupe, au regard du lourd tribut humain, les pays engagés aux côtés des États-Unis en Irak.

Pourtant, les Français auraient tort de se sentir immunisés contre certaines évolutions (terrorisme déterritorialisé, droit d’exception, guerre asymétrique) qui touchent de plein fouet nos alliés traditionnels et affectent les règles mêmes des relations internationales. La situation d’alerte vis-à-vis d’éventuelles actions terroristes persiste et notre exécutif, soucieux qu’il est

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