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Le réenchantement discret des mondialisations religieuses

En 2050, ce n’est pas l’islam qui regroupera le plus de fidèles à l’échelle de la planète, mais le christianisme. Au sein de ce dernier, l’Église catholique sera cependant affaiblie et la constellation des Églises évangéliques et pentecôtistes majoritaire.

L’Europe semble vivre à l’écart du grand chamboulement dans lequel notre village planétaire se débat, cette fameuse « illusion identitaire » globale que Jean-Christophe Bayart a si bien décrite1. Nos vieilles idéologies séculières qui ont porté l’histoire des relations internationales depuis le xixe siècle, comme le nationalisme et/ou le communisme, ont été lentement grignotées par l’échec de la décolonisation et l’érosion du monde bipolaire. Il n’y a plus de monde libre à construire et les conflits d’aujourd’hui, s’ils ressemblent à ceux de jadis par le cynisme et l’avidité de leurs protagonistes, se font au nom d’idéaux plus primaires et bien plus parlants que les vieilles lunes du socialisme démocratique ou de la libération des peuples. Deux nouveaux blocs se sont dessinés dans les têtes, le chrétien (avec son allié juif) et le musulman, aussi mouvants que le sable des frontières confess

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