“12 jours”, de Raymond Depardon
Dans le même numéro

La beauté et les humiliés

janv./févr. 2018

#Divers

Pourquoi revenir avec un sujet sur la psychiatrie, 12 jours1, trente ans après San Clemente (1982) et Urgences (1987) ?

Raymond Depardon – Nous avions envie de refaire un film sur la psychiatrie, mais nous ne savions pas par quel bout le prendre. Les dispositifs architecturaux ont changé : un reparto (service) en Italie regroupait plusieurs centaines de personnes, un pavillon sans doute un peu moins, désormais les « unités » regroupent vingt ou vingt-cinq personnes. Les hospitalisés se mélangent moins. Alors arriver une caméra à la main ? On m’ouvre la porte ? Qu’est-ce que je fais ? Les gens qui déambulent, ceux qui restent près du radiateur, ceux qui souffrent, ceux qui ne veulent pas se faire photographier, ceux qui adorent se faire photographier… Ce n’est pas possible. Peut-être sous forme d’entretiens ? Suivre quelques cas…

Claudine Nougaret – J’avais aussi envie de retourner vers la justice. Nous sommes allés assez loin en suivant la correctionnelle (10e chambre. Instants d’audience, 2004) et nous avons d’abord cherché sans tr

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