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Les aventures de la chair

juil./août 2017

#Divers

La chair serait-elle devenue triste après sa libération ? Suivre ses aventures depuis la conception chrétienne du péché jusqu’à la biopolitique contemporaine, en passant Schopenhauer, Kierkegaard, le concile de Vatican II et Larry Clarke, permet d’identifier un refus actuel de la chair comme destin.

Has flesh become sad after its liberation? Following its transformations from the Christian conception of sin to contemporary biopolitics, through Schopenhauer, Kierkegaard, the second Vatican council and Larry Clarke, reveals a present refusal of flesh as fate.

Dès lors qu’il est question de sexualité en philosophie ou en théologie, on s’attend à une litanie de remarques ironiques et de condamnations morales. Combien de contempteurs du corps pour un apologue hédoniste, le plus souvent très mesuré, des plaisirs charnels ? En définissant l’accouplement comme « un frottement de bas-ventres et une excrétion de morve accompagnée d’un spasme » (Pensées pour moi-même, VI, 13), Marc Aurèle réduit la sexualité humaine à sa part animale afin de lui ôter les charmes que le désir lui prête illusoirement. Suivant cette stratégie, il faut ramener

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