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Grand Paris : l'impasse du Grand Soir institutionnel

mai 2010

#Divers

Le président de la République a proposé récemment d’ouvrir le chantier de la gouvernance du Grand Paris. Il a raison. Il faut mener de front ce chantier et celui du projet. Faute de quoi, on continuera à débattre ou rêver de projets mirifiques (130 km de métro automatique, une dizaine de clusters mondiaux...) en faisant abstraction des conditions de portage politique et des moyens nécessaires.

À l’issue des élections régionales et avant l’échéance électorale généralisée et rapprochée de 2014, la fenêtre de tir est réduite. Il y a urgence. Pour autant, il est illusoire d’imaginer un Grand soir institutionnel en cherchant à imiter le Grand Londres. Cette comparaison n’a pas de sens : il y a une institution du Grand Londres, parce qu’il n’existe pas de « petit Londres », de ville-centre constituée, tant sur le plan urbain que politique, comme Paris, et que Londres ne dispose pas non plus d’une institution régionale comme l’Île-de-France. Mais surtout raisonner en ces termes reviendrait à s’enliser dans un débat impossible : celui du périmètre pour cette nouvelle institution métropolitaine, question que le Grand Londres n’a pas réglée, en ignorant une grande part de l’espace métropolitain du sud-est de l’An

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Daniel Behar

Daniel Béhar est professeur à l'École d'urbanisme de Paris (Université Paris-Est), où il anime la chaire "Aménager le Grand Paris". Il est également consultant à la coopérative Acadie.

ESTÈBE Philippe

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