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Cannes 2012 : intrigues littéraires et lyrisme cinématographique

juillet 2012

#Divers

Trait marquant de la sélection 2012 de cette 65e édition du festival de Cannes, annoncée en avril : le nombre étonnant d’adaptations littéraires. Sur les vingt-deux films concourant pour la Palme d’or, huit étaient des adaptations de romans et un de théâtre (contre trois l’an passé). Au palmarès final, il n’en reste aucun. Les plus attendus (Cosmopolis de David Cronenberg adapté de Don DeLillo et Sur la route de Walter Salles adapté de Jack Kerouac) ont déçu et rappelé la difficulté de l’exercice1. Cependant, c’est à l’émotion vivante du verbe dans Vous n’avez encore rien vu d’Alain Resnais que l’on doit la plus belle expérience de cinéma de ce festival. Cinéaste-lecteur s’il en est, le réalisateur s’est passionné pour la mise en scène de l’Eurydice d’Anouilh qu’il avait vue au théâtre de l’Atelier en 1941. Avec son scénariste Laurent Herbiet, il a pris le parti d’y intégrer des éléments de Cher Antoine. Les échanges d’Eurydice et Orphée résonnent dans trois couples d’acteurs, par le truchement de multiples mises en abyme du théâtre et du spectacle cinématographique commandées par un metteur en scène réunissant tous ses comédiens après sa mort.

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