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L'Europe face aux risques extrêmes

décembre 2017

L’Europe fait face à de nombreuses crises face auxquelles ont été développés des mécanismes de gestion des risques sur un modèle assurantiel. La réduction et la mutualisation des risques imposent de repenser le principe de subsidiarité.

Κρίσις : I. action ou faculté de distinguer ;

II. action de choisir, choix, élection ;

III. action de séparer1.

« Tout événement extrême, toute violence paraissaient presque impossibles dans une ère de raison. » Au calme apparent que décrivait Stefan Zweig2 dans l’Europe d’avant la Grande Guerre s’est substitué aujourd’hui un sentiment de menace permanente. Dans les crises qu’elle traverse, l’Europe peut être vue comme un bouc émissaire, menacée de déconstruction, ou encore aspirant à s’ériger en « forteresse ». Comment peut-elle faire face aux chocs qui la menacent, tout en sachant garder raison ?

Si l’Europe a su depuis plus de soixante ans mettre en place des mécanismes institutionnels (souvent complexes) qui fonctionnent bien en temps normal, ses architectes ont souvent eu tendance à négliger les difficultés de la prise de décision en temps de crise. Ces crises peuvent être les occasions d’un approfondi

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Philippe Huberdeau

Diplomate en poste au Canada, il a travaillé à la Commission européenne et a enseigné les questions européennes à Polytechnique et à Sciences Po. 

Edouard Vidon

Directeur adjoint des relations internationales et européennes de la Banque de France, il a travaillé au département de la stratégie du FMI de 2009 à 2015. 

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Les crises que connaît l’Europe (dettes, accueil des migrants, nationalismes) pourraient fonctionner comme des cordes de rappel. Le dossier « Nous, l’Europe et les autres », coordonné par Anne-Lorraine Bujon, défend le projet européen, son identité composite et son approfondissement démocratique.