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Cormac McCarthy vu par les frères Coen

février 2008

#Divers

Farce épique et macabre, pressentie pour la Palme d’or à Cannes en 2007, No Country for Old Men croque un psychopathe d’anthologie. Armé jusqu’aux dents, Javier Bardem darde un sourire de joker et un regard halluciné sur les paysages qu’il traverse. À douter que l’herbe repousse sous ses pas. Nouvelle reprise, pour les frères Coen, d’un personnage bien connu de tueur sanguinaire. Les cinéastes ont souvent adossé leur vision sombre de l’Amérique au cinéma de genre hollywoodien et à des œuvres littéraires qu’ils recréent à l’écran. Hier lecteurs de Homère (O Brother, Where Art Thou), Raymond Chandler (The Big Lebowski) et James Cain (Sang pour sang), admirateurs des comédies du remariage (Intolérable cruauté) et des comédies noires anglaises (Tueurs de dames), ils adaptent aujourd’hui Cormac McCarthy1. À la frontière entre le Mexique et les États-Unis, terre du western et du film noir, ressurgissent les personnages archétypiques de l’Ouest américain : un cow-boy sans scrupule qui s’empare d’une valise au milieu d’un charnier en plein désert (Josh Brolin), un tueur professionnel, créature des Enfers venue déverser une soif de sang méthodique (Javier Bardem), un vieux shérif philosophe (Tommy Lee Jones) et un Texan bas de plafond (Woody Ha

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