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De Descartes à Augustin : un parcours philosophique

juillet 2009

Auteur de « Au lieu de soi. L'approche de Saint Augustin », le philosophe Jean-Luc Marion revient ici sur son itinéraire et sa manière de se situer dans les courants philosophiques contemporains. Il éclaire ainsi l’articulation opérée dans son œuvre entre histoire de la philosophie, phénoménologie et théologie.

Esprit – Votre travail, initié il y a une trentaine d’années, se situe à l’articulation de l’histoire de la philosophie, de la phénoménologie et de la théologie. La publication récente de votre ouvrage sur saint Augustin confirme ce triple ancrage, en même temps que le souci de vous situer en amont des partages classiques (philosophie versus théologie, raison versus foi). Dans ce livre, vous adoptez un principe herméneutique radical : lire Augustin selon ses propres critères et tel qu’il se donne à entendre. D’où votre insistance sur le style de la confessio. Pourriez-vous rappeler les principaux aspects de la « confession » augustinienne ? En quoi commande-t-elle un certain type de lecture ?

Jean-Luc Marion – Il existe plusieurs problèmes classiques dans le commentaire de saint Augustin, et aussi quelques croyances communes sur lesquelles j’ai voulu revenir. Premièrement, on considère souvent, à la suite de H.-I. Marrou, qu’il y aurait un problème de composition et d’unité dans les Confessions (et d’autres textes), qui apparaissent au premier regard comme une suite décousue de traité

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