Dans le même numéro

De la sélection à l’élection présidentielle

août/sept. 2006

Si le régime instable de la Ve République agrémentée du quinquennat est malgré tout appelé à durer, on citera comme une référence sa première campagne. On observera que la quatrième année, scolaire et politique, est celle de la décantation. Que la dernière pause estivale permet aux grands candidats, détachés au travers de primaires sauvages, de virer en tête vers une sélection très probable.

Cependant, comme la France n’est pas l’Amérique, les procédures et les calendriers s’improvisent. La sélection définitive n’est pas tout à fait acquise et ceux qui se croient encore leurs concurrents s’attachent à des manœuvres de retardement. Celles-ci sont sans talent ni efficacité, mais les arguments dont elles s’accompagnent méritent d’être relevés car, en cherchant à camoufler l’évidence des désignations, ils anticipent en fait les choses, en servant de banc d’essai pour la campagne proprement dite.

Le plus remarquable est l’aspect structurel de ces arguments, leur lien direct aux caractéristiques propres de la compétition présidentielle et à ses paradoxes. Qu’il s’agisse de Nicolas Sarkozy ou de Ségolène

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Michel Marian

Philosophe de formation, il travaille dans le domaine des politiques scientifiques et de recherche. Michel Marian publie régulièrement notes et articles sur la politique française dans Esprit. Il s’intéresse également à l’histoire et à la culture arméniennes, tout comme aux questions de reconnaissance du génocide arménien.…

Dans le même numéro

Les pouvoirs d'exeption à l'âge du terrorisme
La sécurité : paradigme d'un monde désenchanté
Le Liban en mal d'avenir