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Dominos kurdes en Syrie

novembre 2013

Depuis le début de l’insurrection syrienne, les Kurdes connaissent un sort à part. Concentrés dans le nord de la Syrie et présents dans les grandes agglomérations, ils représentent environ 15 % de la population. Formant la minorité ethnique la plus importante du pays, ils ont longtemps fait figure de citoyens de seconde zone, beaucoup ne jouissant pas même de la nationalité syrienne. Bien que leur mobilisation massive en 2004 suite aux émeutes de Qamishlo1 les ait placés à l’avant-garde de la contestation du régime, ils se sont rapidement distanciés en 2011 des objectifs défendus par une opposition syrienne qui, nationaliste ou islamiste, s’est montrée peu ouverte aux revendications minoritaires.

L’amertume des Kurdes, qui avaient manifesté pour la démocratie en Syrie il y a près de dix ans sans avoir été suivis par la majorité arabe, a pu pousser les partis kurdes regroupés au sein du Conseil national kurde de Syrie (Cnks) à observer une certaine prudence et la population à mettre en avant ses revendications propres. Cependant, la stratégie du régime à leur égard apparaît comme le facteur essentiel de ce découplage.

L’alliance stratégique av

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