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Humains, à la marge. À propos du Silence de Lorna (Jean-Pierre et Luc Dardenne), de Versailles (Pierre Schœller) et d’un cinéma de croyants

novembre 2008

#Divers

À propos du Silence de Lorna (Jean-Pierre et Luc Dardenne), de Versailles (Pierre Schœller) et d’un cinéma de croyants

Le silence de Lorna des frères Dardenne1 suit le trajet d’une immigrée albanaise en Belgique. Lorna vit aux marges de la société, dans les limbes, pour ainsi dire, entre le dedans et le dehors. Au début du film, elle brandit ses papiers tout neufs de citoyenne belge, acquis au prix d’un mariage blanc avec Claudy (Jérémie Rénier, bouleversant toxicomane lessivé). Sa vie se partage entre le pressing où elle travaille, l’appartement où elle fait mine de vivre maritalement avec Jérémie, et des rendez-vous dans Liège avec son réseau. Nous la rencontrons à l’heure de rembourser sa dette à ses passeurs. Il lui faut non seulement accepter de voir Claudy éliminé (son meurtre prévu sera maquillé en overdose) mais se plier à un second mariage blanc chèrement monnayé par son réseau à un clandestin russe.

Les frères Dardenne nous ont habitués à débusquer l’humain dans les situations les plus dramatiques. Dans La promesse, Rosetta, L’enfant, la tragédie naissait déjà de situations d’

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