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Lorand Gaspar. Une ouverture intime à la lumière

juin 2018

Lorand Gaspar a placé en tête de son recueil Sol absolu une quinzaine de pages qui composent un modèle d’autobiographie[1]. Bref, précis, coloré, ce résumé d’une existence alors parvenue dans sa cinquante-septième année donne la tonalité d’une œuvre qui se sera déroulée presque exclusivement sur les rivages de la Méditerranée. Terrien, puisqu’il est né dans un village reculé de la Transylvanie, le poète est devenu maritime par goût et par choix. C’est dans le splendide village de Sidi Bou Saïd, à quelques encablures de Carthage et de Tunis, là où la mer est d’un bleu cobalt confinant à la couleur pourpre du vin dont parle Homère, que le poète rédige ces quelques lignes personnelles. On pourrait même évoquer à son propos la figure nomade d’Ulysse, puisque Lorand Gaspar a voyagé de Bethléem à Jérusalem, puis à Tunis, en passant par Patmos, les îles de la mer Égée, mais aussi le désert, tout en pratiquant le métier de chirurgien.

Voici une éblouissante description marine, plutôt inédite en matière de paysages poétiques. Peu de poètes en effet ont plongé à cett

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Jacques Darras

Poète, essayiste et traducteur français, Jacques Darras est né en Picardie maritime dans les régions du Marquenterre et du Ponthieu (Bernay-en-Ponthieu). Fils d’un couple d’instituteurs il fréquente le Lycée d’Abbeville puis est élève d’hypokhâgne et khâgne au lycée Henri IV à Paris. Il est admis à l’ENS rue d’Ulm en 1960, hésite sur quelle voie suivre, lettres classiques ou philosophie,…

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Nous sommes les témoins du retour de la clôture politique (fascismes, racismes, exclusions) et d’un discours qui réduit la société ouverte au marché. Dans ce contexte, il est urgent de relancer l’ouverture réelle, comme y invitent Camille Riquier et Frédéric Worms après Bergson, ainsi que les auteurs d’un riche abécédaire critique.