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Un monde instable

par

Esprit

novembre 2017

#Divers

Alors que la tension ne cesse de monter entre le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy et la Généralité de Catalogne, et que l’issue de cette crise semble toujours plus incertaine, le XIXe congrès du Parti communiste chinois s’est ouvert le 18 octobre, dans l’ordre et le décorum attendus. En Espagne, où l’unité du pays semble suspendue à un fil, les deux camps se renvoient la responsabilité de la rupture du dialogue : tribunal constitutionnel contre parlement régional, pouvoirs de l’État contre référendum d’autodétermination, simulacre de démocratie ou liberté d’expression, continuité de l’État de droit ou répression policière qui rappelle les heures sombres du franquisme… le conflit des légitimités et des interprétations marche à plein. La démocratie, a fortiori lorsqu’elle est mêlée de fédéralisme dans un « État des autonomies », lui-même membre de l’Union européenne, est décidément une affaire confuse.

Rien de tel au pays de Xi Jinping, où le Parti communiste règne de façon ininterrompue depuis 1949. On n’entendra pas, à Pékin, de Ouïghours ni de Tibétains demander leur autonomie, et Hong Kong n’enverra pas de délégués négocier les modalités de sa rétroces

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