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Les croyances de l'homme démocratique. Habermas et la question religieuse

janvier 2013

#Divers

Habermas et la question religieuse

Quelle contribution les croyances peuvent-elles apporter au débat public ? Après avoir théorisé la « raison communicationnelle » et la construction des choix collectifs par le recours à des arguments raisonnés, le philosophe allemand revalorise dans ses derniers livres la part des convictions religieuses. Devant la dérive instrumentale de la raison moderne et la montée parallèle des fanatismes, les démocraties séculières doivent-elles reconsidérer la place de la religion ?

C’est souvent à contrecœur que les philosophies qui se réclament des Lumières considèrent le religieux. Leur premier geste, en effet, consiste à neutraliser les dogmes au nom d’une logique de l’autonomie où il n’est nécessaire de se référer à Dieu ni pour connaître la nature, ni pour agir. Seules de nouvelles apories les incitent, dans un second temps, à s’approprier les symboles religieux. Chez Kant, ces deux opérations sont menées à l’intérieur d’une seule et même perspective critique. Cette critique est négative pour autant qu’elle refuse aux religions leurs prétentions à occuper la place du fondement. Elle devient positive à partir d

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