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Au Liban, la paix passe par la construction de l'État (entretien)

novembre 2010

#Divers

L’inquiétude s’installe à nouveau au Liban, où la stratégie de reconstruction de l’État, née dans les suites de l’attentat contre Rafic Hariri, bute sur les inerties de la vie politique libanaise. Le pays sera-t-il à nouveau le jeu des influences extérieures et du choix de la violence ? Le point avec l’un des initiateurs de l’appel du 14 mars et de la « révolution des Cèdres ».

À deux pas du palais Joumblat et du lieu de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, il faut passer la fouille d’un policier avant de prendre l’ascenseur. Je suis accueillie par un garde du corps jusqu’à ce que Samir Frangié fasse son entrée dans le petit salon. À l’ombre des persiennes, à mesure que la conversation avance, on oublie la proximité des assassinats et les murs criblés de balles. La ville, à nos pieds, continue paisiblement à redresser ses édifices à coups de marteaux et de klaxons.

Nous voilà très vite pris dans les dédales de la politique libanaise, exposée aux vents des ingérences étrangères, affaiblie par l’héritage de son système communautaire, instauré lors des réformes d’un Empire ottoman agonisant… Mais aussi par la

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