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La réforme de la justice, au-delà de la disparition du juge d’instruction

mars/avril 2009

#Divers

L’annonce surprise de la suppression du juge d’instruction a relancé les interrogations sur la réforme de la justice en France. Que deviendra l’équilibre des forces au sein de l’action judiciaire ? Et l’indépendance de la justice ? Les juges et les avocats sont-ils prêts à un changement de la procédure inquisitoire ? Pour répondre à ces questions, il faut comprendre au préalable la place qu’occupe la justice dans la vie démocratique française et les attentes dont elle fait l’objet.

« Construire une procédure pénale digne de notre siècle » : tel est l’objectif déclaré du dernier chantier de réforme ouvert par le président de la République à la Cour de cassation le 7 janvier dernier. On ne peut que se réjouir que la réforme de la justice soit ainsi relancée après la réforme avortée de la commission d’Outreau. Les mesures annoncées, dont certaines étaient connues voire déjà en cours, vont dans le sens d’une plus grande responsabilité de la magistrature : on songe à la composition du Conseil supérieur de la magistrature (Csm) qui rend les magistrats minoritaires, ou au souci d’une plus grande diversité dans la magistrature, ce dont on ne peut que se féliciter. Le choix d’orienter notre procédure vers une culture plu

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par Garapon Antoine


Magistrat, juge pour enfants, il a fondé l'Institut des Hautes Etudes sur la Justice (IHEJ), où il observe les mutations de la place du droit dans nos sociétés. il anime sur France culture une émission consacrée à la pensée juridique, "Le Bien commun". Il a développé sous le même nom une collection d'ouvrages, aux éditions...

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