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La sécurité contre la peine

novembre 2016

#Divers

Le terrorisme est combattu par des mesures sécuritaires qui visent à neutraliser les risques et qui sortent donc de la « mytho-logique » de la peine. Lorsqu’une peine n’est pas justifiée, mais qu’un danger est avéré, il faudrait pouvoir mettre en place une assistance civique transitoire.

Si, comme le pensait Dostoïevski, on peut mesurer le degré de civilisation d’une société en visitant ses prisons, force est de reconnaître que la nôtre ne se trouve pas en bonne position. Les prisons françaises sont dans un état pitoyable et surtout, elles sont surpeuplées. Au-delà de la situation préoccupante de nos prisons, le terrorisme a fait éclater au grand jour une crise du sens de la peine. Pourquoi punir ? Quelle est la finalité de la peine ? Son utilité ?

La réaction au crime oblige à établir un lien entre deux actions hétérogènes : celle du mal commis et celle de la réaction sociale censée le dépasser.

Quoi de commun entre le souffrir de la peine et le commettre de la faute ? Comment un mal physique peut-il équivaloi

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par Garapon Antoine


Magistrat, juge pour enfants, il a fondé l'Institut des Hautes Etudes sur la Justice (IHEJ), où il observe les mutations de la place du droit dans nos sociétés. il anime sur France culture une émission consacrée à la pensée juridique, "Le Bien commun". Il a développé sous le même nom une collection d'ouvrages, aux éditions...

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