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La révolution des interdépendances

octobre 2011

#Divers

Le monde du travail s’est décloisonné, ce qui ne signifie pas que les relations au sein de l’entreprise soient devenues directes et fluides. Quand la relation de service remplace le rapport de production, lorsque tous les postes sont interconnectés, même s’ils ne sont plus en contact physique direct, il importe de comprendre les nouvelles formes d’interdépendances et d’équiper les individus pour que l’autonomie ne soit pas une injonction abstraite.

Le monde industriel était celui d’un rapport à la matière et à la machine, et d’organisations productives qui structuraient des groupes localisés. Le monde postindustriel ou serviciel est celui de rapports entre des individus en réseau et d’une déterritorialisation des collectifs. Il se présente comme aplati, immense et accessible de plain-pied. Les frontières géographiques, les cloisons organisationnelles, les murs matériels, les distances sociales, culturelles et hiérarchiques paraissent comme abolis. Or les séparations, barrières et autres plafonds de verre sont bien là, mais invisibles et désincarnés. La gestion des hommes paraît avoir basculé au profit d’un commandement à distance par le truchement d’instruments véhiculant des modes opératoires, des normes de qualité, des objectifs de résultat

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