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Affirmations religieuses en Chine

mars/avril 2007

Le retour du confucianisme ne fait plus à lui seul l’actualité en Chine. Là aussi, on observe, à côté du phénomène sectaire, la montée en puissance d’Églises de type évangélique.

Esprit – La sécularisation présente-t-elle globalement les mêmes caractéristiques qu’en Occident ? Faut-il insister au contraire sur des données particulières, en fonction de traits culturels, sociaux, religieux antérieurs ?

David Palmer, Vincent Goossaert – Pour ce qui est des aspects politiques, c’est-à-dire la séparation entre État et religions, il est indubitable que les différents régimes chinois de l’époque moderne se sont inspirés de modèles occidentaux de sécularisation politique (eux-mêmes très variés), soit directement dans un cadre colonial, comme à Hong Kong ou Singapour, où les associations religieuses sont libres de se fonder dans un cadre juridique très souple mais où leur apparition dans l’espace public est très réglementée, soit par transfert et adaptation d’idéaux occidentaux de progrès et de laïcité de l’État, comme dans le cas des régimes nationaliste et communiste.

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