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L'ire et la frayeur en Europe centrale

mars/avril 2016

#Divers

C’est dans un horizon de tristesse, de peur et de frustration qu’éclatent les colères en Europe centrale. Ces dernières sont marquées par la rancœur envers l’Ouest, la concurrence des mémoires et les tensions démographiques. Peut-on les désarmer ?

Lorsqu’un ministre des Affaires étrangères affirma, début 2016, que l’influence combinée de l’Union européenne et des marxistes n’imposera pas aux Polonais de devenir cyclistes et végétaliens en rejetant la religion1, il sembla clair qu’il s’agissait d’un cri de colère sans rapport avec une quelconque action de l’Union européenne. Lorsqu’une partie de l’opposition a répondu sur le même registre en défendant la pratique du vélo et d’une alimentation sans produits carnés, il s’avéra que le débat portait en réalité sur ce qu’est un « vrai » Polonais, sur le droit de le définir et le devoir de le protéger face aux menaces. L’enjeu est existentiel. La nation, seule communauté présentée comme apte à pouvoir défendre les populations2, serait menacée. C’est aussi le sens des campagnes menées par le gouvernement en Hongrie contre l’arrivée des réfugiés présentés comme terrori

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