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La contestation des grands projets d'infrastructures

octobre 2013

#Divers

Gare de Stuttgart, liaison ferroviaire Lyon-Turin, aéroport de Notre-Damedes-Landes... les « grands projets » suscitent contestation et débat partout en Europe. Ces mobilisations invitent à réfléchir sur le rôle et l’importance du débat public, sur la démocratie locale, ainsi que sur les questions écologiques (espace disponible, rareté des ressources) qui s’installent dans les préoccupations des citoyens.

La contestation des grands projets d’infrastructures n’est pas une nouveauté dans notre pays. Elle débute dans la seconde moitié des années 1970, dans la prolongation des événements de mai 1968, en se portant principalement à l’époque sur l’extension d’un camp militaire au Larzac et la construction d’une nouvelle centrale nucléaire en Bretagne, à Plogoff. La mobilisation contre ces projets se mène au nom de la qualité de la vie, de l’écologie, du respect des caractéristiques territoriales et régionales, du « vivre et travailler au pays ». La décision prise en 1981, lors de l’arrivée de la gauche au pouvoir, de renoncer à ces opérations particulièrement symboliques marque la nouvelle importance politique de ce type de luttes et la montée en puissance des thèmes qui les sous-tendent.

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