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Mais que veut dire « une Europe forte » ?

mai 2014

#Divers

La crise de légitimité de l’Europe est évidente : la politique d’austérité menée sous l’impulsion de l’Allemagne, la multiplication des décisions prises sans contrôle démocratique direct et les limites de l’union monétaire creusent le fossé entre l’Europe et ses citoyens. Ce fossé peut être comblé ; pour cela il faut faire évoluer non seulement les institutions européennes, mais le discours que les politiques tiennent sur « Bruxelles ».

Notre époque se caractérise par une disproportion croissante entre une société mondiale en voie d’homogénéisation systémique et le monde des États, qui demeure inchangé dans sa fragmentation. De graves problèmes en résultent. Des États intégrés avec les volontés et consciences de leurs citoyens sont les uniques collectifs capables d’agir efficacement en se fondant sur la formation de la volonté démocratique et d’exercer intentionnellement une influence sur leurs sociétés. Mais ces États s’empêtrent toujours plus profondément dans les rapports fonctionnels qui, à leur insu, se faufilent à travers les frontières nationales. Face aux conséquences politiquement indésirables de cette intégration systémique, un besoin de régulation se fait sentir, alors même que les États-nation

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