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Voir et penser. Entretien

juin 2016

#Divers

Entretien avec Thomas Hirschhorn

Nous devons tout voir avec nos propres yeux, y compris les images de cadavres, pour casser les icônes journalistiques et se confronter au monde tel qu’il est.

Carole Desbarats – Dans votre travail, vous montrez avec précision ce que les images diffusées par les médias floutent de manière ostentatoire (les visages et les corps mutilés de cadavres). Pourquoi ?

Thomas Hirschhorn – Dans les Pixel-Collage, j’utilise la pixellisation (ou le floutage) et son esthétique abstraite non pas comme une frustration, une censure ou un pointage du non-visible, mais comme une invitation à se poser la question : comment penser l’abstraction aujourd’hui ? Et comment l’abstraction – par la pixellisation – peut-elle m’aider à être en contact avec le monde, le temps et la réalité ? Comment redéfinir ce que j’entends par « abstraction » aujourd’hui ? Il est donc évident et logique que je ne peux pas pixelliser ce qu’on pixellise déjà à ma place.

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