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Taksim, la fin de l'« exception turque » ?

août/sept. 2013

#Divers

La mobilisation en Turquie autour de la place Taksim a eu comme point de départ la contestation d’un projet d’aménagement urbain autour du parc Gezi. Comment expliquer qu’un mouvement de protestation urbaine ait pris autant d’ampleur, au-delà même de la ville d’Istanbul ?

Depuis quelques années, le Premier ministre turc, Tayyip Erdoğan, se présente comme l’autorité morale suprême. Par exemple, son gouvernement limite la vente d’alcool après 22 heures et interdit toute publicité portant sur les boissons alcoolisées. On peut s’interroger sur la nécessité d’une telle régulation, sous couvert d’une politique de santé publique, dans un pays où la consommation d’alcool pur par habitant est six fois plus faible qu’en France. Mais ce sont surtout les propos avilissants du Premier ministre contre les personnes consommant de l’alcool qui ont suscité des réactions. Il en va de même pour des œuvres d’art qui ne sont pas à son goût, le nombre d’enfants que les familles doivent avoir, la décence dans les transports publics ou dans les modes vestimentaires… À cela s’ajoute la volonté d’Erdoğan de tout contrôler, de décider de tout, même des affaires qui relèvent d’une municipalité de quartier. D’où un vrai ras-le-bo

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