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Gujarat : cinq années amères dans la démocratie indienne

juillet 2007

En 2002, des émeutes dans l’ouest de l’Inde ont fait plus de 2000 morts. Un voyage sur place montre que le gouvernement du Gujarat ne se préoccupe guère de panser les plaies, ni par l’action de la justice, ni par les prises en charge des réfugiés, ce qui augure mal de l’évolution des relations entre hindous et musulmans dans cette partie de l’Inde.

Les conflits ethniques et religieux sont l’une des principales taches affectant l’Inde. Non seulement « la plus grande démocratie du monde » n’est pas parvenue à éviter des émeutes de plus en plus meurtrières entre hindous et musulmans, mais jamais ces violences n’ont été suivies de procès dignes de ce nom. Les violences de Gorakhpur en 1989 qui avaient fait un millier de victimes, principalement musulmanes, n’ont toujours pas été traitées par la justice, par exemple.

Les suites des massacres de 2002 au Gujarat1 donnent de l’État de droit indien une image plus dégradée encore. Jamais depuis la Partition un conflit entre hindous et musulmans n’avait fait autant de morts. Pourtant, la réaction des autorités a été minimaliste, ce qui a amené les Ong –

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JAFFRELOT Christophe

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