Dans le même numéro

Iran, la république contre Dieu

juin 2012

#Divers

Absent des « printemps arabes », l’Iran avait pourtant préfiguré la volonté de changement, à travers les manifestations de juin 2009 contre la confiscation des élections. Le mouvement de contestation a su rester pacifique et a mis en évidence le décalage entre légitimité populaire et légitimité islamique, censées aller de pair dans le régime de Téhéran.

Nombreux sont les commentateurs en Occident qui ont donné aux soulèvements populaires au Moyen-Orient et au Maghreb le nom de « printemps arabe ». La référence évidente est le « printemps de Prague » de 1968, c’est-à-dire la période pendant laquelle la Tchécoslovaquie a profité d’un bref intervalle de réformes démocratiques avant d’être écrasée par les chars russes. Pourtant, les protestations soufflant le vent de la liberté autour du Moyen-Orient ont peu à voir avec ce « printemps de Prague », si ce n’est que, de la même manière qu’en Europe de l’Est, les réveils démocratiques récents au Moyen-Orient ont à nouveau démontré que la société civile peut aider à fournir l’espace d’indépendance nécessaire à la formation de ce qu’Isaiah Berlin appelait la « liberté négative ». Ce qui a uni les Tunisiens, les Égyptiens, les Syriens et

Lecture réservée aux abonnés

Prolongez l'expérience en vous procurant un abonnement, dès 7 € pour un mois de découverte (4,90 € tarif réduit) : Boutique > Abonnements